Après avoir répondu à quelques questions d'ordre général, Mme CAZES, chargée de mission sur ce dossier passe la parole à Monsieur Patrick BARBARE, responsable du service développement économique à Noisy-le-Sec.

En effet, le quartier du Londeau souffre, comme de nombreuses cités françaises, d'un déficit de commerces de proximité.

L'opération ANRU, avec la création de surfaces commerciales en rez-de-chaussée des nouveau batiments est l'opportunité d'améliorer sensiblement cette offre.

Monsieur BARBARE rappelle que son éxposé n'est qu'un ensemble de pistes de réfléxions et que, là encore, rien n'est figé.

Les commerces actuels : Ils se répartissent sur 7 cellules :

- 1 cellule : Mission locale
- 1 cellule : Pharmacie
- 1 cellule : Tabac-Presse
- 1 cellule : restauration rapide taxiphone
- 1 cellule : Alimentation générale
- 2 cellules condamnées pour insalubrité.

Ces commerces actuels ont pour handicaps :

- Manque de visibilité de la rue de Brément (voir carte) ;
- Absence de stationnement à proximité des commerces ;
- Offre limitée (4 enseignes)

Si le projet A était retenu (pas de destruction de la barre Verlaine), il n'y aurait aucune modification de l'offre commerciale.

Toutefois la ville s'engagerait alors  dans une démarche FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) dont l'objectif est de requalifier et dynamiser le commerce et ce sur l'ensemble du territoire de la ville : financements d'études, d'opérations de communications, opérations de promotions,.. Concrêtement, cela permet d'acheter des locaux commerciaux, améliorer la signalétique, aménagement de halles, restructuration de centres commerciaux,...Possibilités de réfection de vitrines et d'équipement de sécurisation.

Dans les projets B et C (voir articles précédents de notre dossier ANRU), possibilité d'améliorer sensiblement cette offre commerciale, tant sur le plan qualitatif que quantitatif.

Dans ce cas, les commerces actuels peuvent être transférés dans les nouveaux locaux commerciaux (donc plus visibles et accessibles). Cela concerne une surface totale de 290 m².

Toutefois, vu la surface commerciale proposée, cela permetrrait d'augmenter l'offre commerciale (exemples) :
- Une superette : 150 m²
- Une boulangerie,
- Un cabinet médical,
- Une boucherie

Soit 430 m² de surface supplémentaire.

La stratégie et la réflexion consistent également à ne pas créer de concurrence avec les commerces de Stéphenson.

Au delà de ces commerces de proximité, Mr BARBARE expose sur la seconde piste de réflexion dans le cadre de cette rénovation du quartier : Création d'un immobilier d'entreprises (petites et moyennes surfaces) principalement destinées à des porteurs de projets.

Sur la base d'une étude réalisée en 2007, forte demande de petits locaux de bureaux, souhait de dévellopper l'esprit d'entreprise, et opportunité d'emplois.

Le classement du quartier en ZRU (Zone de revitalisation Urbaine) permet aux entreprises de bénéficier d'éxonérations fiscales :

- éxonération d'impot sur les bénéfices pendant 5 ans,
- éxonération de taxe professionnelle pendant 5 ans (si moins de 150 salariés).,
-  éxonération de cotisation sociale et de charges patronale pendant 12 mois.

L'idée est donc d'implanter, sur l'actuelle zone des boxes (environs 4155m² ), un immobilier d'entreprises : la surface utile pour les locaux serait de 2400 m² divisés en lots modulables et divisibles  (surface de bureaux, surface d'activités,...) + espaces communs.

Cet immobilier d'entreprise pourrait être soit une pépinnière d'entreprises, soit un hôtel d'entreprises. Il pourrait être soit généraliste, soit spécialisé (haute technologie, environnemental,...).

La pépinière d'entreprises concerne soit une création d'activité soit une activité existante depuis moins de 2 ans.

La contrainte pour l'entreprise est qu'elle ne peut y rester que 23 mois. Elle se destine donc plus à des créations ayant besoin d'un soutien pour son démarrage.

Les avantages : mutuallisation de moyens, accompagnement juridique, fiscale,.. des entrepreneurs, loyers et coûts réduits.

L'hôtel d'entreprise concerne tout type d'activité, sans limitation de temps ou d'ancienneté de l'entreprise. Surfaces maxi de 300 m². Services mutualisés. Mais loyers au prix marché. Pas d'accompagnement puisque ce sont essentiellement des entreprises éxistantes.

NOTRE CONCLUSION :

Le développement économique du quartier du Londeau est un facteur primordial pour la réussite de ce projet de grande envergure.

Mais il est necéssaire de souligner les spécificités LEGALES entre le statut de "pépinière" ou d' "hôtel" d'entreprises pour une raison fort simple : Les éxonérations fiscales étant liées à une surface géographique très définies, la pépinière d'entreprises n'a d'intérêt économique que si un local commercial est disponible sur la même zone, pour ne pas perdre les éxonérations fiscales... au bout de 23 mois !

Un sujet que nous ne manquerons pas d'aborder très prochainement.

A suivre :  Sécurité publique.

REPORTAGE :
Lionel DERRIEN &
Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 03 février 2009 - JENB PRODUCTIONS
NOTE DES AUTEURS : Cet article a été rédigé sur la base d'un enregistrement audio de la séance. En notre qualité d'observateur, et pour permettre la sérénité des échanges,  nous ne pouvons pas diffuser publiquement son contenu. La Municipalité de Noisy-le-Sec  dispose toutefois d'un droit de copie gracieuse à la demande expresse du Maire.


NOTRE DOSSIER ANRU :

A NOISY : CONCERTATIONS TOUS AZIMUTS

CONCERTATION A NOISY : QUEL AVENIR POUR LE LONDEAU

QUEL AVENIR POUR LE QUARTIER DU LONDEAU ? (SUITE DOSSIER ANRU)

AU LONDEAU, LA SEMINO S'IMPLIQUE DANS L'ANRU

A NOISY : PROJET D'URBANISME POUR LE LONDEAU

LES PROBLEMES DE RELOGEMENTS AU LONDEAU

DEBATS PUBLICS APRES LES EXPOSES (bande audio)

AMENAGEMENT DES ESPACES AU LONDEAU (ATELIER URBAIN N°1)

AMENAGEMENTS AU LONDEAU : VOIRIE, STATIONNEMENT, (ATELIER URBAIN N°2)

PROBLEMES LIES AUX RELOGEMENTS (ATELIER URBAIN N°