Une semaine seulement après le braquage d'une librairie-papeterie, la ville de Noisy-le-Sec apparait décidément particulièrement insécure pour les petits commerces de notre commune.

C'est aujourd'hui, aux environs de 13 h 00 que le commerce "Créateur d'ambiances" situé rue Jean Jaurès, à quelques dizaines de mètres seulement de la librairie, a été victime d'un nouveau braquage, pour le moins rocambolesque. Nouveau braquage, car cette enseigne de bricolage et de bazar, tenu par de sympatiques commerçants d'origine asiatique, n'en est pas à son premier hold-up (tout comme la librairie dont l'ancien propriétaire avait vendu pour ces motifs). Depuis lors, ces commerçants, comme de nombreux autres, vident régulièrement leur caisse pour n'y laisser que quelques menues monnaies.

Cette fois, selon les témoignages recueillis sur place peu de temps après les faits, ce sont deux jeunes décrits comme mineurs (13/14 ans selon nos informations) qui se seraient présentés pour réclamer quelques billets à la commerçante. Le refus de la gérante, face à ces jeunes qui auraient agit à visage découvert et sans arme, ces jeunes malfaiteurs en herbe n'ont pas hésité à s'emparer de la caisse enregistreuse, oubliant par là-même que si leur jeune âge leur permettait une fuite agile, il en était différement pour emporter un appareil au poids élevé.

Qu'importe, nos jeunes malfrats ont alors abandonné leur butin, trop lourd pour eux, devant le magasin. Le montant du préjudice ne nous a pas été communiqué.

Très rapidement, plusieurs équipages de la Police Nationale ont convergé sur les lieux pour tenter de repérer les fuyards et procéder aux premières constatations.

A notre départ des lieux, plus d'une heure plus tard, aucun élu ne s'était présenté sur place pour apporter son soutien aux commerçants, bien que la nouvelle se soit très rapidement répandue au sein de la population.

Au-delà de ce qui n'apparaît que comme un énième fait-divers, faut-il y voir une forme de représaille suite à un contrôle fructueux de la Police Nationale en matière de guerre contre les trafics de stupéfiants il y a quelques jours à proximité ? Où bien sombrons-nous dans une banalité de la délinquance dont le pouvoir politique local semble totalement se désinterêsser ? Car l'insécurité dans notre ville - et en particulier le centre-ville -  est au premier plan des préocupations des noiséens et pour l'heure, notre majorité municipale n'a trouvé comme remède efficace que l'envoi de courriers au Ministre de l'Intérieur (semble-t-il restés sans réponse), la mise en place d'un "médiateur" sur l'ilot Béthisy en soirée (tout seul, sans signe distinctif) et la possible disparition de notre Police Municipale.

Visiblement, nos Elus de la majorité sont des angélistes aux yeux mi-clos, refusant catégoriquement de se rendre compte d'une évidente réalité qu'ils ont du mal à accepter et qui nous pourrit la vie quotidienne de leurs administrés.

Oui, la prévention préconisée par Mohammed MECHMACHE (Maire adjoint - app. PC - en charge de la jeune et des sports) peut être un élément de lutte contre cette insécurité, mais uniquement auprès des plus jeunes. Encore que l'un de ces faits-divers vienne contredire la théorie.

Mais il y a un moment où il faut savoir dire : STOP !

La prévention est une piste, mais la répression est de toute façon indispensable et INCONTOURNABLE pour les plus récalcitrants. Et en cela, je rejoins les propos de Claude BARTOLONE, Président (PS) du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, qui réclamait pas plus tard que le 28 mai, dans une lettre ouverte  à Nicolas SARKOZY, un rattrapage des effectifs policiers (il demande 400 Policiers Nationaux supplémentaires) et des effectifs judiciaires pour que les jeunes délinquants ne soient pas placés dans un sentiment [NDLR : Totalement justifié] d'impunité.

Ce soir, notre Conseil Municipal va se réunir en séance extraordianire pour débattre du trajet du tramway, dont de doute façon, les résolutions n'auront aucun impact puisque c'est le STIF, payeur donc décideur final, qui imposera son tracé.

Il eut mieux fallu consacrer le temps de nos élus AU PROBLEME N° 1 de nos concitoyens : L'insécurité et les incivilités qui pourrissent la vie à tout le monde, toutes sensibilités politiques et situations géographiques confondues (on ne s'étendra pas sur le nombre de cambriolages) dont sont victimes de surcroît les plus fragiles économiquement d'entre-nous.

Il est grand temps que notre Maire, Alda PEREIRA-LEMAITRE (PS), en laquelle une courte majorité de nos électeurs ont placé en elle de nombreux espoirs, avec l'appui d'un nombre substanciel de sympatisants Verts et Communistes, prenne ce problème à bras le corps. Qu'est devenue l'idée d'une lettre pétition émise par Stéphane CLAYETTE (élu app. PC) pour réclamer plus d'effectifs dans notre commissariat de Police Nationale ? L'absence de réponse du Ministre de l'intérieur à notre Maire a-t-elle motivé un second courrier de sa part auprès du Présient de la République ? Quelles sont les réponses apportées à la lettre de Claude BARTOLONE.

Notre Maire doit être plus proche de ses concitoyens. Et plus au fait de la réalité.

Notre Conseil Municipal, à l'unanimité de ses 39 membres, doit renouveller ses doléances auprès des instances nationales pour éxiger une augmentation de nos effectifs de Police Nationale, sous la direction de l'actuel Capitaine en charge de ce commissariat qui a sû redeployer ses effectifs insuffiants sur le terrain et insuffler une éthique facilitant les contacts avec la population.

Notre même Conseil, en son intégralité, doit apporter sans faille son soutien à notre Police Municipale également menée par un Chef de Service à la déontologie sans faille et dirigeant une équipe à taille humaine, donc de proximité.

Et si ces moyens ne suffisent pas, alors il appartiendra à nos 39 élus d'inviter la population à manifester médiatiquement, et pacifiquement, devant notre commissariat de Police Nationale pour réclamer de l'Etat qu'il assume ENFIN sa première fonction régalienne : Assurer à chaque citoyen une vie paisible en écartant efficacement et durablement les fauteurs de troubles et autres délinquants.

En attendant une réèlle amélioration de cette situation de plus en plus insoutenable, avant d'acheter un logement ou un commerce, prenez le temps d'y réfléchir. Pour ceux qui ont déjà signé, il y a heureusement des délais de rétractation.

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 18 juin 2009 - JENB PRODUCTIONS

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