Retour sur la nuit passée. Alors que se poursuivent les festivités à la plaine de jeux (pique-nique citoyen), c'est en centre-ville de Noisy-le-Sec que les évènements vont dégénérer.

Jusqu'alors, la place des découvertes et le parvis de la médiathèque sont investis essentiellement par de jeunes ados qui s'amusent avec des pétards, comme le font tous les gosses un 14 juillet, ou plus éxactement un 13 juillet au soir. De temps à autres, il y a bien un tir de mortier par des plus grands, mais tout cela reste dans le traditionnel de la fête nationale.

C'est aux environs de 23 h 00 que le coup d'envoi de ce match, disputé dans le cadre de la Ligue Banlieue, est lancé par l'entraineur de Noisy. La situation commence à dégénérer. En fait, comme tous les ans, presque à la minute près, notre équipe locale, qui compte environs 70 joueurs sans compter les remplaçants,  commence à sortir l'artillerie lourde ( des mortiers d'artifice ) ravitaillés par des voitures officielles de l'équipe locale. Objectif : attirer l'équipe adverse, l'équipe  "SECURITE PUBLIQUE 93" et se confronter aux forces de l'ordre. D'ailleurs, pour les non avertis, il faut préciser que l'équipe Noisy ne dispose pas encore de maillot officiel, ce qui provoque des disparités vestimentaires inélégantes, alors que l'équipe adverse, elle, dans un soucis de sérieux, et pour satisfaire ses supporters, arbore une tenue unique. Avantage pour cette dernière, elle est plus proche de la tenue des footballeurs américains, donc plus complète et mieux étudiée. Pas cons dans l'équipe de Noisy : Avec l'entrainement des années antérieures, ils savent qu' une tenue disparate, de préférence de couleur sombre, et dotée d'une capuche plus que d'un casque, question de légèreté, perturbe l'adversaire dans sa technique d'attaque. Preuve, s'il en est, que lorsque nos jeunes sont motivés, ils savent retenir leur leçon.

Précisions également pour les non avertis : Ce jeu est spécifique des banlieues. Initié en Seine-Saint-Denis il y a quelques années, il a rapidement attiré de nouveaux joueurs, partout en France, y compris plus récement en milieu rural, d'autant qu'il n'existe aucune licence, aucune fédération officielle pour représenter ses adeptes auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Grande frustration des adhérents. Enfin, il faut savoir qu'il n'y a pas de règle lors des compétitions. Le but est de balancer n'importe quoi à la gueule de l'adversaire : brique, boule de pétanque,  machine à laver (même sous garantie),....bref tout ce qui passe par la main, couteau, hachette y compris un 22 en dernier ressort.

Il faut également souligner que l'équipe "SECURITE PUBLIQUE 93", dans un fair-play proche du flegme britannique bien connu (hum, çà sent bon South Tenside, notre ville jumelle), demande toujours l'autorisation de participer à son entraineur départemental et surtout, procède à des attaques très étudiées mais toujours avec l'aval du capitaine de l'équipe.



Voilà pour les règles de base. Donc, pour en revenir à notre partie de ce soir, rappellons que nous sommes un 13 juillet. Donc. Exceptionnellement, il est toléré, avec la bienveillance de l'Etat et de revendeurs peu scrupuleux, les  tirs de mortiers à répétition pour agacer les tribunes forcément combles en ce match annuel désormais célèbre, et les inciter à composer le 17. Toujours dans le même esprit, en hommage à nos Soldats du Feu, récuperer tous les extincteurs accessibles, comme symbole de courage, et les vider sur la voie publique, histoire d'assister les stadiers des équipes "voiries" et "espaces verts" dans leur éxercice quotidien. Car, il convient de souligner la générosité de notre équipe locale qui ne comprend que des membres bénévoles, alors que l'équipe "SECURITE PUBLIQUE 93" n'est composée que de joueurs professionnels, de surcroit grassement rémunérés. Nous n'aurons pas l'indescence de vous rappeler les salaires mirrifiques de ces joueurs, pas très loin du smic, accessoires compris.

Mais tout cela est complêtement inutile puisque les supporters qui appelent le commissariat s'entendent répondre : "il n'y a pas de véhicule disponible" par un fonctionnaire à l'amabilité douteuse.

Il va sans dire que nos deux "médiateurs", sorte d'arbitres sans en avoir ni le titre ni le salaire ( ils n'ont même pas leur sifflet ! ), qui tous les soirs prennent leur poste sur ce site - et qui nous coûtent la peau du postérieur - ont été immédiatement débordés. Deux contre cent, ils faisaient pas le poids, c'est clair ! Visiblement, l'équipe de Noisy ne sait pas lire le sigle "RESPECT" sérigraphié au dos de leurs tee-shirts verts qui rappelle, de façon nostalgique, la couleur de gardes-forestiers ou des gardes-champêtres tant loués par certains de nos élus.

Comme l'équipe "SECURITE PUBLIQUE 93", dans un élan de fierté teintée d'un égocentrisme éxacerbé, n'accepte pas de combattre contre de petites équipes locales dont ils s'imaginent - à tord - la victoire facile, ils ont donc décidés de se faire attendre. Sans doute histoire de composer une nouvelle musique en s'inspirant des sonneries téléphoniques incessantes, dans leur vestiaires, de supporters impatients.

Donc, ils ne se déplacent pas pour ce qui s'annonce comme un véritable bordel à venir. Notre équipe, au mieux de sa forme, impatiente d'en découdre avec les forces de l'ordre, passe un cran au dessus : Puisqu'un extincteur vide peut toujours servir à quelque chose, contrairement aux préjugés, ils défoncent des portes et sortent des poubelles qu'ils amassent en vrac au milieu de la rue Jean Jaurès pour ensuite y mettre le feu. Sorte de totem qui laisse un trace indélébile de leur passage. Une sorte de trophée qui scelle à jamais cette date dans le bitume. Donc dans l'histoire de l'Humanité.

Déception parmi nos protagonistes de l'équipe de Noisy-le-Sec. Comme cet incendie ne présente aucun risque, personne ne se déplace immédiatement.

C'est vrai, encore pour les non initiés, j'ai oublié de préciser que ce jeu se joue à trois équipes, la dernière étant celle de "SP-FRANCE", mieux connue en région parisienne par le sigle "SP-PARIS". Alors, toujours dans les précisions, leurs membres sont très bien équipés, sauf le gilet pare-balle. Par contre, précision importante, il n'ont droit de se battre qu'avec des lances à eau. Voilà pour le renseignement. Retour à la partie.

Dans ce vacarme assourdissant, d'autant que les tirs de mortiers ne respectent pas les règles de l'art de la pyrotechnie (tirs horizontaux à hauteur d'homme, tirs délibéremment visés vers des logements, détonations entre les immeubles avec effets de résonnance,...), et ne voyant toujours pas poindre le moindre uniforme,
notre équipe locale décide de passer au troisième échelon : l'attaque de commerces.



Là au moins, les forces de l'ordre vont devoir bouger ! Nouvelle déception. Malgré un approvisionnement aisé en projectiles divers sur un espace public tellement délabré que l'on pourrait le qualifier de "supérette gratuite de la pierraille", ils décident d'attaquer la pizzéria "El Carpaccio". Pas de bol,(bip), son proprio, a investi dans des vitres solides. Malgré sept impacts, les vitrages sont détériorés, mais résistent. Décus, nos joueurs décident de passer à autre chose. Pas raciste pour un sou (on appelle çà la mixité sociale dans les textes législatifs) notre équipe locale décide donc, après l'attaque de la pizzéria italienne tenue par un Egyptien, de s'attaquer à une boutique de fringues. Petite erreur de notre équipe locale dans sa tactique. Ils attaquent un commerce indien (1 miliard d'humains, quand même), mais surtout, ils s'attaquent à une vitre avec un rideau de fer derrière. Donc complêtement inutile. Une distraction sans gravité.
Surtout vu le score à ce moment : NOISY mène 4 (mortiers, extincteurs, poubelles, pizzéria)  à 0 puisque l'équipe adverse n'a toujours pas daigné pointer la lueur d'un gyrophare.

Pas plus raciste qu'antisémite, notre équipe décide donc de s'attaquer à la pharmacie du marché. Preuve de la haute stratégie de notre équipe locale. Pharmacie = commerce sensible, donc l'équipe adverse va devoir accepter le combat. Quand même, faut pas déconner !

Bien vu ! "SECURITE PUBLIQUE 93" décide enfin à se déplacer. Et alors qu'aucun véhicule n'était disponible il y a une demie-heure, en voilà dix qui déboulent d'un seul coup !
On nous prend vraiment pour des cons !

Forcément, Noisy, pourtant préparé, est pris un peu au dépourvu. Non seulement ils arrivent en retard, mais en plus, ils arrivent de tous les cotés. Ah ! un peu d'adrénaline çà stimule. Puis c'est pas grave, notre équipe connait mieux le quartier qui est plein de petites sorties !  Y nous ont pris pour qui a Noisy ?

Malheureusement, l'équipe adverse est peu pugnace. A part quelques lacrymo qui ont surtout gazé les spectateurs plus que les joueurs, ils nous ont plutôt dansé "deux pas en avant, trois pas en arrière". Finallement, l'équipe NOISY a préféré abandonner la partie faute d'adversaire à leur taille. C'est même plus marrant tellement l'équipe adverse est nulle.

Pour terminer, quelques mots sur l'arbitrage. Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, l'arbitrage est défini localement lors de chaque match. Généralement, ce sont des personnes qui portent une écharpe à trois couleurs. Mais çà, c'est la tenue de cérémonie. Lors d'un match, ils ne la portent pas : trop visible.
De mémoire, c'est vrai c'est dangereux !

Problème, à Noisy, les arbitres sont mous. Ils ne savent quelle décision prendre. Normal, la chef des arbitres n'a aucune majorité. Elle n'arrive plus à faire plaisir aux uns sans déplaire aux autres, le tout sous le regard amusé du représentant local du Roi Sarko 1er; qui, soit dit en passant, nous a fouttu dans une belle merde.

Alors forcément, personne n'est content. Mais surtout çà augure de prochaines confrontations plus médiatiques. Car, Dans le "Journal du Coin" ce match n'a même pas fait l'objet de trois lignes dans la rubrique faits divers.

Toute cette compétition s'est réèllement déroulée à Noisy-le-Sec le lundi 13 juillet 2009. Mais la moralité, sérieuse, de cette histoire vraie, traitée sous une forme caricaturale (finallement, pas tant que çà en voyant les photos ! ! !)  est l'abandon de notre département par Nicolas SARKOZY. Les conséquences ne sont pas dramatiques, mais les Noiséens ne supportent plus ce bordel permanent.

Il est temps que l'ETAT réinvestisse nos territoires pour y donner à nouveau le sens civique de notre République et permette une vie harmonieuse de ses administrés. Qu'il s'agisse de Police Nationale, de Justice ou de Social, il est temps que les 99 % des habitants du 9-3 qui veulent vivre en PAIX, bénéficient d'un  Etat qui affirme sa personnalité et SURTOUT ASSUME SES FONCTIONS REGALIENNES !

LE 14 JUILLET 2009,

NOS 39 ELUS DE NOISY-LE-SEC N'ONT PAS REUSSI A ENDIGUER LA VIOLENCE PREVISIBLE ET ANNONCEE ; FAUTE D'UNE VERITABLE VOLONTE POUR SATISFAIRE LES EGOS DE CERTAINS,

LES FORCES DE L'ORDRE SONT INTERVENUES AVEC RETARD ; FAUTE DE MOYENS HIMAINS ET MATERIELS

NDLR : Ces deux célèbres équipes étant protégées par un droit à l'image (sous peines de represailles), notre article comporte des images d'illustrations n'ayant aucun lien avec les protagonistes.

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 14 juillet 2009 - JENB PRODUCTIONS



RAPPEL : PETITION EN LIGNE POUR UN VRAI COMMISSARIAT DE POLICE NATIONALE A NOISY-LE-SEC

Nous rappelons par ailleurs que nous avons mis en ligne UNE PETITION POPULAIRE afin de réclamer le retour d'un véritable commissariat de Police Nationale, de plein exercice, avec les moyens humains et matériels suffisants pour assurer à tous une véritable tranquilité publique.

Pour information, après avoir rempli complêtement le formulaire, seuls vos prénoms et communes apparaissent sur internet, ET NOUS SEULS avons accès aux informations complètes.

Cette pétition sera ensuite adressée au Ministre de l'Intérieur PAR NOS SOINS.

En voici le texte :

"Les signataires de la présente pétition réclament que le commissariat de Police Nationale de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), actuellement commissariat sub-divisionnaire, retrouve son statut de commissariat de plein éxercice, perdu voici trois ans, et que les effectifs de la police nationale qui lui sont affectés soient substantiellement augmentés afin de préserver durablement la tranquilité publique qui n'est actuellement plus assurée dans cette commune de Seine-Saint-Denis."

Nous invitons tous les noiséens à y participer :

POUR SIGNER LA PETITION : CLIQUEZ ICI


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