Au départ, il s'agissait de faire un article à caractère économique. En ces temps de crise, un petit comparatif de prix peut toujours être utile. Mais il faut comparer ce qui est comparable. Laissant de coté les petits commerces artisanaux et spécialisés, nous souhaitions mettre en avant les tarifs appliqués dans deux enseignes équivalentes en tant que surface de vente. D'un coté, le magasin "SIMPLY" (ex-ATTAC) du Groupe Auchan, de l'autre le magasin "CARREFOUR Market" (ex-CHAMPION) du Groupe Carrefour.

Objectif : faire un relevé de prix sur des produits au large public.

Le reportage débute donc cet après-midi, aux environs de 16h/16h30. Muni d'une pochette, de papiers et d'un stylo, je commence par le magasin "SIMPLY" qui est le plus éloigné. Durant près de trois-quarts d'heure, je sillonne les rayons de façon aléatoire et inscrit sur mon papier des prix de biens de consommation aussi divers que du pain, des produits laitiers, des sodas, de l'alcool, des produits d'hygiène féminine, des confiseries... Au total une trentaine d'articles. Et pas n'importe lesquels ! Car pour être objectif, il faut faire attention aux poids (viande par éxemple), aux calibres (pommes de terre), aux origines (fruits). Pour simplifier, je m'axais essentiellement sur des produits de marque ou des produits distributeurs équivalents dont j'étais sûr de trouver une offre équivalente dans l'autre enseigne.

Donc, je déambule dans les rayons de ce magasin "SIMPLY" en y croisant des agents de sécurité, des magasiniers et des clients (sans parler des caméras de vidéo-surveillance), qui ne pouvaient ignorer mes prises de notes.

Puis, je me présente, papiers à la main, à l'agent de sécurité à la "sortie sans achats", lui présente mon sac à dos et quitte l'établissement. Deux trois photos extérieures pour illustrer l'article et me voici remontant l'avenue Jean Jaurès en direction de l'enseigne "CARREFOUR".

Je rentre dans le magasin de la même façon qu'une heure plus tôt dans l'enseigne concurrente et commence à rechercher la trentaine de produits référencés auparavant.

Cà commence mal : Ici, la baguette de pain est nettement plus chère. Pas de bol, c'est le premier produit de ma liste, et le pain est juste à coté de l'hôtesse d'accueil. Je note, et continue à déambuler en direction des produits laitiers. Je n'ai pas le temps de regarder trois fromages qu'une magasinière en train de ranger ses rayons (une voisine) s'en aille voir  " un chef " sans mot dire. Je sens déjà que çà va partir en vrille.

Je n'ai même pas le temps d'arriver au rayon des viandes qu'un autre magasinier m'interpelle et me demande ce que je fais. Je l'informe de ma démarche et lui tends une carte de visite de l'association (avec raison sociale, adresse, téléphones et adresses internet).

Lui, pas très content. On discute. Jusque là, c'est juste verbal. C'est un établissement privé certes, mais ouvert à tout public. De plus, les prix doivent être affichés, c'est la loi et rien n'interdit un client de venir comparer des prix. C'est la loi du marché, une entreprise capitaliste ne peut l'ignorer.

Nous nous séparons, mais j'ai quand même le préssentiment qu'il y aura une suite.

Tout juste. A peine ai-je atteint le rayon des eaux minérales que voici débarquer un agent de sécurité. Non, pas le gros balourd en rangeos avec son dog affamé, mais plutôt le genre pantalon à pinces noir et chemise blanche. Il fait chaud, on est exempté de cravate. Normal.

Alors que je poursuis mes visites de rayonages avec, à la traine un vigile ne cessant de m'interpeller et de vosciférer, voici que débarque  "THE BIG BOSS", accompagné de son magasinier précedemment abandonné au rayon viandes.

Cette fois, l'altercation verbale se pousuit en agression physique.

Visiblement, chez "CARREFOUR" on n'aime pas la transparence. Entouré de mes trois représentants de l'enseigne "CARREFOUR", dont le "Directeur" du magasin (magasin d'enseigne ou magasin franchisé ? ) les voici fondant sur moi pour m'arracher ma pochette (une pochette d'école de ma fille, en plastique, bref un truc d'une rare banalité) dans laquelle ils supposaient trouver des informations classées "SECRETS CAPITALISTES". Pas de bol pour eux, même s'ils ont reussi à voler cette fameuse pochette (qui ne contenait que des feuilles de papier A4 vierges), ils n'ont réussi qu'a détruire que  partiellement le document qui les interressait au plus au point : les relevés de prix.

Après cette agression physique (trois contre un) et même s'il n'y a eu aucun coup échangé (on ne va pas se battre pour une feuille de papier ! Quoi que ! De leur coté la détermination à récupérer des "informations sensibles" était évidente !), sûrs de leur bon droit, ils n'ont même pas appelé la police comme je leur suggérais.... Du moins pour m'interpeller. J'ai réussi à me "promener" une bonne vingtaine de minutes avant de partir de mon plein gré. Preuve de leur droiture législative et de leur courage. Chez "Carrefour" on n'est pas stupide : On se met à trois pour voler des papiers vierges, mais on n'appelle pas les flics, surtout quant on sait que l'on a tord !

Par contre, vu l'accueil plus que discourtois qui m'a été réservé pour mon dépôt de plainte contre cette enseigne au commissariat, visiblement il ne fait aucun doute que "THE BIG BOSS LOCAL CARREFOUR" avait téléphoné au commissariat avant que je ne m'y présente. D'ailleurs, la fonctionnaire féminine à l'accueil n'a pas caché sa "connaissance" particulière du directeur de magasin. Ce qui en soit n'a rien d'anormal pour une fonctionnaire de police locale concernant une enseigne de sa commune recevant beaucoup de public. En tout cas, grâce à elle, je sais où est ma "précieuse pochette" : dans la poubelle !

Et de surcroit, elle a refusé d'enregistrer ma plainte. Visiblement, mon humour, certes sarcastique, sur le bordel du 13 juillet a déplu à notre police nationale....

Bon, ce n'est pas grave, pour ce qui nous concerne, puisque la police nationale refuse d'enregistrer les plaintes, elle partira directement chez le Procureur. Ce sera sans doute classé sans suite. Mais question statistiques, il faut le faire. Et puis, si l'on commence à tolérer ce qui est une agression par des vigiles, quelles leçons de morales pouvons-nous donner à notre jeunesse ?

Faut-il rappeler que cette enseigne a été l'objet de plusieurs braquages, dont une récemment à mains armées avec des clients obligés de s'allonger au sol ? Faut-il rappeler, qu'il y a quelques années, une violente bagarre dans ce magasin s'était terminée en bain de sang sur le trottoir, un jeune homme égorgé à l'arme blanche et qui n'a dû son salut qu'aux bonnes réactions secouristes d'un fonctionnaire de police ? (si quand c'est bien, on le dit aussi !! ). Une bagarre gravissime dans laquelle le comportement du service de sécurité d'alors avait été mis en cause.

L'enseigne "CARREFOUR" de Noisy-le-Sec fait partie de cette branche capitaliste de "La Grande distribution". De celle qui vampirise nos agriculteurs en augmentant leurs marges. Bref, de celle qui s'en foutent plein les poches en entubant clients, personnels et fournisseurs. C'est grâce à ce type de procédés que je suis clairement à gauche (bonne vacances, François !) sans aucune équivoque ! La simple vidéo qui suit montre même que ses "petits" actionnaires (et clients !) sont mécontents. C'est à mourir de rire !




Pas étonnant que cette enseigne ait vécu des agression violentes. Quant on voit la réaction de son personnel pour un simple morceau de papier avec des chiffres, on peut imaginer leur arrogance pour de véritables délits tels que des vols voire de simples rassemblements de jeunes !.

Mais que "THE BIG BOSS" se rassure. Notre reportage de ce jour a forcément capoté puisqu'à peine le 6ème article comparé (sur une trentaine de la liste), j'ai été empêché de poursuivre.

Mais il est désormais clair que cette enseigne fera l'objet de reportages dans les mois à venir. Et l'approche sera différente ! Et cette fois, non seulement on comparera les prix, mais surtout, on relèvera toutes les infractions sur les dates de péremption, comme mon épouse et ma fille l'ont, à titre personnel, constaté à plusieurs reprises. Quitte à acheter puis à faire constater par un Huissier.

Et puis pour les plaintes, contre ce type d'enseigne, il n'y a pas que la police nationale. Il y a aussi les inspections vétérinaires et la répression des fraudes ! Mais surtout, il y a une direction nationale chez Carrefour-France. Elle est déjà avisée.

D'ailleurs, grâce à ce monsieur, nous allons ouvrir sur notre blog une rubrique spéciale consommateurs.

A bientôt et merci Mr THE BIG BOSS "CARREFOUR Market de  NOISY" !

PS : A ce jour, 31 juillet 2009, il valait mieux acheter son camembert " Coeur de lion "  250 gr chez Simply ( 1,65 € ) que chez Carrefour ( 1,77 € ). De même pour le " babybel 200 gr "  ; 1,69 € chez Simply mais 1,80 € chez Carrefour. Désolé, mais le comparatif a été violemment écourté chez Carrefour ! A cause des prix ? Ceci explique peut-être l'agressivité du personnel Carrefour. Nous en saurons plus dans les semaines à venir.

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
Cet article n'engage que l'opinion de son auteur.
Il est stocké dans une base d'archives.
© 31 juillet 2009 - JENB PRODUCTIONS


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RAPPEL : PETITION EN LIGNE POUR UN VRAI COMMISSARIAT DE POLICE NATIONALE A NOISY-LE-SEC

Nous rappelons par ailleurs que nous avons mis en ligne UNE PETITIONPOPULAIRE afin de réclamer le retour d'un véritable commissariat de Police Nationale, de plein exercice, avec les moyens humains et matériels suffisants pour assurer à tous une véritable tranquilité publique.

Pour information, après avoir rempli complêtement le formulaire, seuls vos prénoms et communes apparaissent sur internet, ET NOUS SEULS avons accès aux informations complètes.

Cette pétition sera ensuite adressée au Ministre de l'Intérieur PAR NOS SOINS.

En voici le texte :

"Les signataires de la présente pétition réclament que le commissariat de Police Nationale de Noisy-le-Sec(Seine-Saint-Denis), actuellement commissariat sub-divisionnaire, retrouve son statut de commissariat de plein éxercice, perdu voici trois ans, et que les effectifs de la police nationale qui lui sont affectés soient substantiellement augmentés afin de préserver durablement la tranquilité publique qui n'est actuellement plus assurée dans cette commune de Seine-Saint-Denis."

Nous invitons tous les noiséens à y participer :

POUR SIGNER LA PETITION : CLIQUEZ ICI


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