Nos amis et voisins de la ville des Lilas (Seine-Saint-Denis) ont vécu dimanche dernier une journée qui marquera l'Histoire de leur commune. Ils étaient près d'un millier, en effet, à être venus assister à l'inauguration civile et la Consécration religieuse de la première Église du XXIème siècle en Ile-de-France. (Photo 1 ci-dessous)

LA CÉRÉMONIE CIVILE

Un projet de presque 10 ans


Cette cérémonie exceptionnelle
, retransmise en direct par la chaîne catholique KTO, était présidée par Daniel Guiraud (PS) , Maire des Lilas qui a remis symboliquement à Monseigneur Delannoy, Évêque de Saint-Denis en France,   la clef de cet édifice cultuel aux formes épurées et à l'Art liturgique résolument moderne pour une Foi se projetant dans l'avenir d' un monde en pleine mutation, face à une foule hétéroclite venue nombreuse, dont  plusieurs personnalités religieuses et politiques. A noter la présence également du Sous-Préfêt.

Pour cette inauguration civile, en préambule de la Consécration religieuse,  ce fut tout d'abord l'allocution du porte-parole des architectes [1]  (Photo 2 ci-dessus) qui a eu la délicate mission de nous présenter un édifice futuriste : Aux formes rectilignes et élancées tout en jouant sur les hauteurs pour mieux en moduler les espaces au blanc dominant, renforçant ainsi les jeux de lumières naturelles et artificielles agrémentés de vitraux colorés [2], aux traits à la fois subjectifs et icônes subtilement mêlées qui, au gré de votre déambulation vous invite à méditer sur les Mystères du Rosaire inspirés par les quatre Mystères que sont joyeux, douloureux, glorieux et lumineux - Ce dernier ayant été institué par Jean-Paul II en 2002 - et permet de passer du tumulte de la rue au silence propice au recueillement par un cheminement légèrement pentu qui donne de la hauteur. (Photo 3 ci-dessous)

Car, quel contraste avec l'ancienne Église aux formes arrondies construite en 1887 dont la juxtaposition éphémère renforce cette notion indicible du temps qui passe. (Photo 4 çi-dessous : Ancienne Église des Lilas lors de la Messe du vendredi 28 janvier 2011 - Photo 5 suivante : Les deux Églises des Lilas le 30 janvier 2011).

Ici un puits de lumière inonde l'Autel derrière lequel un Christ en Gloire, réalisé en bas relief par Claude Abeille, tend à porter le regard vers cette lumière naturelle. La Croix, d'une sobriété peut-être due à son aspect métallique, également mais inversement inclinée, là encore, invite le regard à s'orienter vers le haut. Vers Dieu.

Ce puits est plus perceptible sur la photo 3 ci-dessus, les photographies captées le jour de l'inauguration étant faussées par les puissants éclairages installés pour la retransmission télévisée sur KTO. (Vous noterez au passage que la croix évoquée n'est pas encore installée sur la photo du dossier de presse. Elle est néanmoins visible sur les clichés à venir).

Puis Claude Ermogéni (PCF - photo 6 ci-dessous), Adjoint au Maire en charge de l'urbanisme, rappelle à l'assemblée les temps forts de ce projet, de sa genèse à son inauguration. L'ancienne Église, initialement construite dans un esprit provisoire, avait subi les outrages du temps. Propriété de la commune car construite en 1887, il fût décidé d'en construire une nouvelle. L'idée avait été évoquée sous la mandature de Jean-Jack Salles puis elle a mûri. Daniel Guiraud, devenu Maire en avril 2001, reprit le dossier et l'a porté jusqu'à décembre 2006 période à laquelle furent lancés un concours d'architectes et les choix du projet.

C'est début 2009 que fût démoli l'ancien presbytère. Le 21 juin de la même année : Pose de la première pierre. 18 mois plus tard cette première phase du chantier s'achève laissant seulement un mois aux Artistes pour apposer leurs oeuvres sacrées et transférer une partie du patrimoine de l'ancienne Église dans la nouvelle. (Photo 7 ci-dessous : Notre-Dame du Rosaire dans une oeuvre contemporaine de Dominique Kaeppelin, sculpteur au puy).

Le Député Bartolone rappelle l'Histoire dans un discours tonique


Claude Bartolone (PS - Photo 8 ci-dessous), Député de la circonscription et Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, dans un discours tonique et sans aucune note écrite, rappelle l'histoire du Département qui fût le berceau de la chrétienté et souligne en un clin d'oeil l'histoire de la laïcité : « (...) Quel clin d'oeil, ici aux Lilas, que ce soit dans une ville dirigée par un Maire socialiste, de famille protestante ; Que ce soit un premier adjoint communiste qui soit chargé des travaux et suive l'ensemble de ce dossier. Quel clin d'oeil à la fois à cette histoire entre les religions et les partis politiques et quelle manière de faire vivre la laïcité (...) ». Car le Député, dans cette allocution tonique et avec son aisance habituelle d'un orateur confirmé, souligne combien son collègue Maire a eu de nombreuses discussions au sein de son Conseil Municipal, des débats avec sa population Lilasienne également, dans une collectivité territoriale qui, comme beaucoup de villes, sont aujourd'hui contraintes dans leur budget. Mais le Député rappelle la spécificité du Département dont il a la charge « (...) un département un peu exceptionnel, un Département-Monde, de toutes les couleurs, de toutes les religions. La religion Juive [NDLR dont plusieurs représentants assistaient à la cérémonie] est présente en Seine-Saint-Denis depuis deux milles ans, et aujourd'hui nous nous devons d’accueillir nos compatriotes Musulmans, pour forger cette société, cette République du XXIème siècle. Et c'est aussi un message de ce que peut représenter la présence de l'élu (...) parce que nous sommes regardés dans notre capacité de vivre les uns avec les autres (...) Comment ne pas évoquer tous ces combats menés les uns avec les autres, sans demander quelle est la religion de l'un ou la religion de l'autre (...) » et l'élu de citer les combats des uns devant la préfecture pour aider les sans-papiers, de ces militants qui, quelles que soient leurs convictions, soutiennent les enfants issus de familles de sans papiers pour éviter qu'ils ne soient exclus de l'école de la République. Ces femmes et ses hommes qui, des nuits entières, parcourent la Seine-Saint-Denis pour venir en aide à ceux exclus par la pauvreté.

Puis le Député de poursuivre : « (...) Et comment ne pas imaginer l'émotion de toutes ces Lilasiennes et de tous ces Lilasiens qui à la fois, découvrent ce lieu magnifique, et le Père Benoîst en a entendu sur ce lieu (...). Mais aujourd'hui, le résultat est là et franchement, Messieurs les architectes, vous avez réussi à offrir ce message d'avenir mais qui ne peut pas faire oublier le signe du passé. (...) Je sais combien représentent ces opérations de démolition-reconstruction. Elles ouvrent la porte sur l'avenir. Elles ouvrent la porte sur cette manière d'évoquer le futur. Mais on ne peut jamais oublier le passé (...) » tout en rappelant ces moments de joies ou ces moments de tristesse partagés dans l'ancienne Église. « (...) Et du coup, cette cérémonie c'est aussi le lien entre l'histoire qui est a porté de main et l'histoire qui est à construire (...) Ici nous faisons l'histoire en prolongeant cette chaîne chrétienne en Seine-Saint-Denis, mais ici, nous devons aussi utiliser ce symbole pour savoir que l'histoire ne dépendra que de nous ».

Le Député fut longuement applaudi.

(Photo 9 ci-dessus : Une partie de l'assemblée le jour de l'inauguration. Au premier plan l'une des caméras de KTO pilotée à distance par la régie finale)


Le Maire Guiraud souligne la tolérance par une brillante allocution

Puis c'est Daniel Guiraud (PS - Photo 10 ci-dessous), Maire des Lilas, visiblement autant heureux qu'ému, qui débute son allocution (également sans aucune note) en ces mots « C'est un moment exceptionnel (...) » et l'élu de rappeler le souvenir de son prédécesseur, Jean-Jack Salles, qui prît la décision de reconstruire cette Église. Puis il revient sur toutes les interrogations, tous les débats autours de ce projet, et le travail formidable de son Adjoint Claude Ermogéni qui su trouver les mots justes face à une assemblée d'alors pas toujours favorable.

Aujourd'hui encore, le Maire explique « (...)  pourquoi une collectivité publique dépense de l'argent public pour réaliser un édifice cultuel alors même que la religion est une affaire privée ? Et c'est une vraie question. Ma réponse, la seule réponse possible, renvoie au carrefour de l'historique et du juridique, avec la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État qui confère à la municipalité une responsabilité particulière au regard d'un bâtiment public communal. Un bâtiment public communal qui était, et qui est toujours, alors je ne veux pas inquiéter les personnes qui sont devant l'écran dans l'ancienne Église [NDLR : Photo 11 ci-dessous : La chaine KTO, en plus de retransmettre le direct en télévision, retransmettait la cérémonie en direct sur écrans géants dans l'ancien bâtiment où assistaient plus de trois-cents personnes] en fort mauvais état [NDLR : Rires dans l'assistance] et c'est tantôt un plafond qui s'écroule, tantôt l'électricité qui devient fort dangereuse,... Bref l'ancienne Église Notre-Dame du Rosaire n'était pas réhabilitable. Alors, je comprends, et cela a été évoqué par les orateurs précédents, l'attachement affectif à l'ancienne Église. Moi-même, qui ne suis pas des plus assidus, pour des raisons évoquées par Claude Bartolone, j'ai cet attachement à cet ancien bâtiment parce que bien souvent (...) j'ai accompagné dans leur dernier parcours des personnes qui pour moi ont beaucoup compté. (...) Mais ici, en ce lieu, d'autres liens affectifs vont se créer. Parce qu'il y aura des baptêmes, il y aura des mariages, il y aura des obsèques, mais il y aura également des évènements culturels, des concerts, de la musique que nous avions déjà dans l'ancienne Église (..) Et donc l'histoire va continuer et je crois que c'est extrêmement important. Alors, il fallait bâtir une nouvelle Église et donc nous nous sommes mis d'accords dans le cadre d'une double maîtrise d'ouvrage. (...) Et je pense que c'est une réussite dans une opération de construction-démolition, et non l'inverse, l'inverse ayant suspendu le culte pendant au moins dix-huit mois avec des conséquences importantes pour la Paroisse des Lilas, nous avons fait ce choix. (...). »

Et l'édile de revenir sur ces questionnements de journalistes qui l'interrogeaient sur cette dualité de son appartenance politique et du caractère religieux du bâtiment : « (...) parce que je suis persuadé que la laïcité dans un pays démocratique ne peut s'accomplir de façon pleine et entière que s'il existe son corollaire qui est la liberté de conscience. La liberté de conscience, c'est la liberté de croire ou de ne pas croire. C'est la liberté lorsque l'on croit de ne pas être victime de pressions policières ou para-policières, pour croire, ou faire semblant de croire ou de pratiquer comme c’est le cas à certaines époques ou à certains endroits dans le monde. C'est le droit, lorsqu’on est croyant de pouvoir croire ouvertement et pas de façon cachée et de pouvoir pratiquer l'exercice du culte que l'on a choisi dans des lieux dédiés, dans des conditions correctes, dans des conditions transparentes. Cà, cela me parait être un grand progrès de l'humanité et donc je ne vois aucune antinomie, bien au contraire, entre la liberté de conscience religieuse et la laïcité »

Très longue ovation du public. (Photo 12 ci-dessous).

Et l'édile de poursuivre : « (...) Cette Église est l'Église de tous, quelles que soient leurs opinions, leur croyance ou non croyance,  politique, philosophique, religieuse  Nous sommes très heureux d'avoir réussi ensemble à cette édification (...) et je crois que lorsque l'on aura ce triptyque [NDLR : Il reste à construire le campanile, financé par la ville car lié à l'Église, et le centre pastoral financé par l'Évêché et qui seront construits à la place de l'ancien bâtiment après sa destruction] Église, campanile et centre pastoral, je pense que nous aurons une très belle réalisation qui fera date et sera une sorte de fierté dans le patrimoine communal. (...) Il est important pour une commune d'avoir ce signe architectural fort (...) et je souhaite que dans les siècles qui viennent, car cette Église va durer des siècles, que Notre-dame du Rosaire soit signe de tolérance, soit signe d'une forme de regard porté sur l'autre, soit signe de fraternité »

Le Maire Socialiste a été très longuement applaudi par près d'un millier de personnes. Nul doute que pour cet édile, cette inauguration restera une date toute particulière de son parcours politique.

Puis le Maire remet symboliquement la clef de l'édifice à Monseigneur Pascal Delannoy. (Photos 13 à 15 ci-dessous).

Le Père Frédéric Benoist retrace l'histoire de la paroisse avec une piété joyeuse

Le Père Frédéric (Photo 16 ci-dessous)  est un prêtre à l'humour grinçant. D'ailleurs il le précise d'entrée : « Ce ne sera pas une homélie, cela sera court (...) » Rire dans l'assistance. Puis il rappelle combien il est heureux et fier de ce premier aboutissement initié par l'ancien Évêque, Olivier de Béranger, lorsqu'il le nomma prêtre de cette paroisse en 1998. Puis la rencontre avec Jean-Jack Salles, alors Maire des Lilas « (...) qui est présent en notre mémoire et qui, permettez-moi de le dire devant des représentants de la République dans l’Éternité de Dieu. Oui, je n'oublierai jamais ces rencontres avec Monsieur Salles. Merci Monsieur Salles, vous aviez, parfois, un drôle de caractère. Cela tombe bien, moi aussi (...). » Puis il évoque sa rencontre avec Nicolas, arrivant de Paris, pas encore Diacre mais en formation, qui s'interrêssa au projet et s'y impliqua pleinement.

« (...) Ensuite il y a eu votre rencontre avec vous Monsieur Guiraud. Au moment de votre élection comme Maire en 2001. Ensemble, nous avons d'abord envisagé des projets de restauration de l'ancien Église. Puis très vite, la construction de la nouvelle Église s'avérait nécessaire. Mais comment faire ? Le bruit a couru très longtemps,  et je me demande s'il ne coure pas encore chez certains que vous alliez faire démolir l'Église pour en construire une nouvelle après. Et là avec mon talent diplomatique révélateur, je suis allé très vite vous faire comprendre que vous ne pouviez pas mettre un curé au chômage technique [NDLR : Allocution ponctuée de rires dans l'assistance] et surtout priver les chrétiens d'un lieu de culte. Vous l'avez très vite compris aussi et je me souviendrai très longtemps d'une messe où vous avez participé et vous avez vu, permettez-moi de le dire, avec un regard d'enfant, la diversité de notre communauté chrétienne qui est le reflet de la diversité de la population de cette ville.

Puis le père Frédéric revient sur le concours d'architectes dans le cadre de la double maîtrise d'ouvrage. Ses longues rencontres avec les architectes retenus, parsemées, de confiance, de doutes, mais jamais de renoncement. Puis la rencontre avec Claude Ermogéni : « (...) C'est un travail original, franc et réussi. Le travail en commun dans le respect des valeurs de laïcité qui font notre République. Merci aussi à tous les différents responsables des services de notre ville.


Ensuite, c'est la rencontre avec vous, Mesdames et Messieurs les Artistes (photos 17 et 18 ci-dessus) qui ont contribué à l'aménagement de notre Église (...). Vous m'avez nourri dans ma Foi. Tous, architectes, artistes, vous m'avez fait réfléchir sur le sens profond de notre liturgie chrétienne, qui exprime le Mystère de dieu parmi les hommes en son fils, Jésus-Christ. Cela vaut tous les cours de liturgie du séminaire qui étaient pour moi des occasions, allez, je l'avoue en présence de deux Évêques, l'occasion parfois, enfin souvent, de siestes monumentales [NDLR rires dans l'assistance].

Cette Église est donc le fruit d'un long travail avec vous tous. Du fond du coeur et avec une certaine émotion, je vous remercie. Je n'oublie pas tous les ouvriers, tous les entrepreneurs qui ont construit ce bâtiment. Construire une église, ce n'est pas un chantier comme les autres.

Chers paroissiens, je garde le dernier mot pour vous. Vous m'avez soutenu, vous avez douté, mais vous ne m'avez pas fait douter de la nécessité de faire construire cette Église (...). Maintenant ensemble, nous allons nous installer dans ce nouveau bâtiment, qui va être Consacré dans quelques instants par notre Évêque, Pascal Delannoy et je l'en remercie sincèrement d'être là avec nous. (...) je sais tout le chagrin qu'il y aura quand la petite Église sera détruite. Mais je sais aussi, et c'est un acte de Foi que je pose devant vous, que l'Église, peuple de Dieu, est toujours appelée par son Fondateur, le Christ à aller de l'avant (...) Chers Lilasiens, merci aussi de votre soutien, même si vous ne partagez pas la Foi chrétienne, comme il a été dit, cette Église est votre Église (...) Je suis persuadé qu'un élément de cette Église vous marquera et sera signe d'une rencontre avec celui que vous ne connaissez peut-être pas encore, mais qui Lui vous connait, Dieu l’Éterne
l »

Un prêtre longuement applaudi.

L’Évêque prononce une courte et sobre allocution

A son tour, l' Évêque Pascal Delannoy (Photo 19 ci-dessous) remercie les autorités civiles et politiques au premier rang desquelles la municipalité pour cette réalisation. « (...) J'ai eu la grande joie de poser la première pierre de l'Église des Lilas en collaboration avec Monsieur le Président du Conseil Général et Monsieur le Maire le 21 juin 2009. J'ai pu l’apercevoir, ils étaient plus habitués que moi-même à manier la truelle et le ciment. J'ai vécu la pose de cette première pierre comme un symbole : Le symbole d'un diocèse qui veut résolument aborder l'avenir avec confiance et espérance (...) » Il ne manque pas de souligner l'excellente coopération entre le Diocèse, rappelant à l'occasion que ce projet fût initié par son prédécesseur, Oliver de Béranger, la Municipalité et la Paroisse.

Puis il évoque le travail passionné des architectes et de tous ceux qui ont travaillé à la réalisation de cette nouvelle Église « (...) Belle, lumineuse, accueillante. Que chacun, qu'il partage ou non notre Foi, sache qu'il y est le bienvenu et qu'il sera toujours accueilli comme un frère, comme un membre de la grande famille humaine. (...) »

Après une courte pause débuta la cérémonie religieuse.

LA CONSÉCRATION RELIGIEUSE

Cette Messe qui dura plus de deux heures fût d'une exceptionnelle intensité. Célébrée par Monseigneur Pascal Delannoy , en présence d'Olivier de Béranger, son prédécesseur, ainsi que de nombreux Prêtres venus des paroisse alentours, on pouvait noter la présence du premier Prêtre qui fût Ordonné en la paroisse Notre-Dame du Rosaire, mais aussi le Père Jean-Christophe en charge de la Paroisse de Noisy-le-Sec.

Impossible, en quelques lignes de vous en retracer l'intense émotion qui régna durant cet Office exceptionnel. Voir ainsi près d'un millier de personnes réparties dans les deux Églises mitoyennes se recueillir dans un fast aussi rare qui, je dois l'avouer, je n'avais pas vécu depuis mon enfance lors des splendides Messes en l'Église du collège Albert de Mun à Nogent sur Marne. Impressionnante cérémonie qu'aucun mot ne peut faire ressentir. Combien de yeux ébahis par cette splendeur, souvent rougis par l'émotion d'où perlaient quelques larmes témoignant d'un moment rare partagé.

Les deux Église n'étaient pas suffisantes pour accueillir tous ceux qui souhaitaient y assister. Les retardataires n'ont malheureusement pas pu entrer tellement les deux bâtiments étaient pleins à craquer.

Pourquoi pas une vidéo ?

En raison du caractère exceptionnel de l'évènement, la Chaîne KTO, qui retransmettait en direct les cérémonies, avait un droit exclusif des images vidéos. Seuls les titulaires d'une carte de presse ont été accrédités  mais uniquement pour capter des photos et dans des conditions très drastiques afin de ne pas perturber le direct. Cela peut, de prime abords, donner un sentiment d'une certaine frustration, mais il lorsqu’on a une éthique journalistique, même si on en n'est pas professionnel, il faut savoir accepter les règles de cette profession. Nous remercions la chaîne KTO de nous avoir accordé une accréditation presse que, jusqu'au dernier instant, nous n'étions pas même sûrs d'obtenir. Si notre équipement vidéo n'a pas à rougir de certains médias professionnels, il faut bien le reconnaître, coté appareil photos, on est un "peu short" pour ce genre d'évènement. mais ce n'est pas grave, nous vous avons ramenés quelques images tout de même. Et c'est bien là l'essentiel.

Bien-sûr, aucune de ces photos ne pourra vous imbiber de cette ambiance à la fois recueillie, émue et ébahie vécue sur place. En voici quelques images.

Photo 20 : Procession en début de Consécration de la nouvelle Église des Lilas (93)

Photo 21 : Suite de la Procession. Au premier plan, le Prêtre à l'étole ocre fût le premier curé ordonné à Notre-Dame du Rosaire.

Photo 22 : Suite de la Procession. Au premier Plan, le Père Jean-Christophe, Prêtre de Noisy-le-Sec


Photos suivantes :  23 à 25 : Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas par Monseigneur Pascal Delannoy

Photo 26 : Les Choeurs sur le balcon latéral lors de la Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas

Photos suivantes :  27 et 28 : Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas par Monseigneur Pascal Delannoy. Au second plan, le Père Jean-Christophe de la Paroisse de Noisy-le-Sec

A évènement exceptionnel, reportage exceptionnel

Un tel évènement ne pouvait se suffire d'un post de trois lignes, ce qui en explique la longueur particulière. Toutes les photographies illustrant cet article son libres de droits sous Licence Créative Commons.

Et puis nous vous avons ramené quelques images vidéos tout de même..

En cas de difficulté pour lire la vidéo, cliquez ici



Nous remercions tout particulièrement monsieur Daniel Guiraud, Maire des Lilas, l'équipe de la chaîne KTO et les responsable paroissiaux.

La chaine KTO tient a votre disposition sur cet évènement :
- Un reportage spécial "Hors les Murs", tourné quelques jours avant l'inauguration ;
- Les reportages de la cérémonie civile et la Consécration religieuse.

Cet article est dédié à la Mémoire de Joséphine Pellinghelli qui fît son dernier voyage  dans l'ancienne Église des Lilas le jeudi 27 novembre 2003, à Gisèle et Jean-Bernard Nicolau-Bergeret ainsi que Simone Vermeiren.

Reportage
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 30 janvier 2011 - JENB Productions

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[1] Brice Piechaczyk, associé de l'agence Enia Architectes et Mauro Galantino
[2] Vitraux conçus et réalisés par Didier Sancey, Maître Verrier à Chartres depuis 1989

La magie du portable a fait qu'un après-midi, je vous ai fait part l'idée d'échanger les parcelles de nos terrains pour faire l'opération qui est en cours. Quelques jours après, vous m'avez annoncé la faisabilité du projet. Ce qui ne veut pas dire, et je le sais, que cent pour cent de vos partisans et cent pour cent des paroissiens allaient nous soutenir tous les deux. (....) »