Avertissement à nos lecteurs

Compte tenu du caractère sensible du sujet abordé dans cet article, il m'apparait comme absolument nécessaire de rappeller que vos commentaires se doivent de rester courtois et surtout constructifs. Les réactions trop virulentes seront modérées tant par nos soins que par la Modération du Post.fr et dont la Rédaction a été aviséeafin que le tag " Noisy-le-Sec " reste un tag agréable pour tous sur cette plateforme inter-active. Les chiffres [X] indiquent les sources mentionnées en bas de page.

Cet incident grave nécessitait que nous consultions de nombreuses sources, par ailleurs citées dans cet article ( « en italique » ), dont la nature-même de l'incident explique la longueur de notre post.... plein de rebondissements.


Retour sur les faits


Jeudi soir dernier [10 février 2011], se tenait une séance de notre nouveau Conseil Municipal issu des élections municipales partielles de décembre dernier ( Voir ici dossier sur Le Post.fr ). Notre nouvelle majorité se mettant en place progressivement, ladite séance ne comportait pas de délibérations majeures si ce ne sont quelques votes sur l'attribution des logements sociaux, le marché bio, les Conseils de Quartiers, le projet Sémart, sujets sur lesquels nous reviendrons tout prochainement.

voeu sur un référendum local sur le droit de vote des étrangers aux mandats locaux

Le groupe " Rouge et verte, la gauche ensemble " (6 élus d'opposition, communistes, verts et société civile), présidé par le Conseiller Général Communiste Gilles Garnier avait émis le souhait d'exprimer un voeu en fin de séance, voeu qui d'ailleurs figurait sur l'ordre du jour sous l'intitulé suivant : « demandant l'organisation d'un référendum d'initiative locale sur le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers au élections locales ». [1]

Il y a donc bien lieu de noter qu'il s'agit d'un voeu demandant un référendum local, donc du ressort de la politique locale, et non d'un voeu plus large sur le droit de vote des étrangers extra-communautaires qui reposerait sur une législation nationale, en l'espèce une modification constitutionnelle.

Jean-Paul Lefebvre, Président du groupe PS (opposition) au Conseil Municipal, joint par téléphone cet après-midi, déclare « regretter que son groupe n'ai pas été associé à cette démarche alors-même que ses élus étaient en parfaite osmose avec cette attente, par ailleurs déjà exprimée dans d'autres communes de gauche [NDLR : Plaine-Communes pour ne citer qu'elle] ainsi même que des communes de droite progressistes.»

Selon plusieurs témoignages concordants d'élus et de témoins des faits, après lecture du voeu par Gilles Garnier, les échanches étaient plutôt courtois.

Madame Nicole Rivoire (Modem 7ème Adjointe) a dès le début, dans une explication de vote, rappellé les limites juridiques imposées par les récentes jurisprudences et donc rappelé la porté forcément vaine d'une telle démarche. Estimant, peut-être à juste titre,  que le Conseil Municipal n'était pas non plus la bonne tribune pour débattre d'un tel sujet (cela nécessiterait soit un accord du Parlement réuni en Congrès ou un référendum modifiant la Constitution)  et qu'à ce titre, toute la majorité devrait voter contre ce voeux, tant sur le fond mais surtout sur la forme.

De son coté,  Olivier Deleu (UMP), Conseiller Municipal de la majorité joint par téléphone il y a quelques heures tient à souligner le contexte : « Il devait être 23h30, et nous terminions un Conseil Municipal avec plusieurs délibérations importantes et donc des débats assez longs. Je rappelle que Mr Mazouz est un tout jeune élu, et qu'au cours d'une délibération précédente concernant la jeunesse, il avait été quelque peu raillé par l'opposition. Lors des débats sur ce voeu, dont chacun connaissait la seule valeur symbolique au sein de notre assemblée délibérante qui n'est pas apte à légiférer sur ce thème qui relève de la seule prérogative du Législateur, il faut reconnaitre que chacun était un peu fatigué et las de s'éterniser sur un sujet qui ne relève pas de la politique communale. »

D'après toutes nos sources (plusieurs élus et membres du public) les échanges s'enchaînent ainsi entre les différents élus, de toute sensibilité, pour certains eux-mêmes issus de l'immigration, le tout dans une ambiance courtoise. Olivier Deleu tient d'ailleurs à souligner les interventions de Brahim Chiki et Saïd Yahia-Cherif qui ont contribué à élever le débat, et tout particulièrement le second abordant cette thématique sous un angle historique.

Monsieur Ahmed Azouz, Maire-Adjoint (sans étiquette) en charge de la délégation jeunesse et culture urbaine, par ailleurs star internationale du rap français, manifeste son avis favorable à ce voeu, tout comme son collègue Mohammed Mechmache (Mouvement Affirmation, opposition municipale) l'avait fait auparavant.

S'en suivent des retours sur l'histoire des droits de l'Homme, certains évoquant le droit de vote accordé aux Femmes, droit obtenu suite à des luttes militantes, associatives, politiques.

Puis, la conseillère Alda Pereira-Lemaitre (ancien Maire PS mandature 2008/2010) prend la parole et, s'adressant à ses pairs de la majorité actuelle qui ne cesse de revendiquer son aspect " politique locale, rien que du local (NDLR : Slogan de l'actuel Maire depuis le début de sa campagne) " et les invite à prendre leur responsabilité en ces mots : « J’ai envie de vous dire chiche, si comme vous l’aviez dit durant la campagne des municipales vous êtes apolitique, vous êtes donc libre de voter ce que vous voulez, car on le voit encore ce soir la gauche et la droite ce n’est pas pareil… Il y a d’un coté des élus progressistes et de l’autre des élus qui refusent de faire avancer la démocratie et la citoyenneté. La politique par la preuve c’est savoir mettre en cohérence les discours et les actes ». [2]

C'est alors qu'Ahmed Mazouz s'est exprimé en tenant les propos suivants tirés d'un enregistrement du public dont l'auteur a souhaité conserver l'anonymat.  Il n'y avait pourtant pas, dans les propos de l'ex-édile, une quelconque animosité, tant sur le fond que sur la forme qui aurait pu motiver la réaction pour le moins virulente de l'Adjoint.

Les propos incriminés : pénalement répréhensibles ?

Pour mémoire nous relatons ici les propos tenus par l'élu et dont l'information que nous portons au public ne vaut en aucun cas cautionnement des idées véhiculées par son auteur : « (...) J'ai tendance à être pessimiste. A titre personnel je pense que c'est peine perdue. Tout simplement pourquoi ? On ne peut pas prendre exemple des femmes comme un autre exemple, puisque que tout ce qui a trait à ces étrangers-là, et notamment les étrangers issus de l'immigration maghrébine, est dénigré à un point tel qu'on peut même pas aller jusque là,... un sandwich halal est dénigré directement par tout le monde, gauche, droite, qui que ce soit, donc du coup si on veut commencer à aller demander un référendum ici à Noisy-le-Sec sur un truc comme le droit de vote des étrangers on va se heurter à un truc qui peut encore être plus dangereux : c'est un échec massif et cette chose-là, nous remettrait dans quelque chose qui est assez compliqué, je pense, sans discussion préalable. Vous êtes au PS[NDLR : L'auteur répondant à Alda Pereira-Lemaitre] Le PS est quand même l'un des partis les plus supporteurs d'un état   qui est complêtement raciste. Donc à partir de ce moment-là, si vous voulez entrer dans des débats, on peut aller très loin[NDLR : réactions dans le public] (...) Un état comme l'état d'Israël , qui crée des choses très compliquées.... [NDLR : Réactions dans le public et parmi les élus] (...) » (mise à jour du 14/2 : Puis lélu poursuit quelques phrases avant que le Maire ne clôt les débats : 9 pour le voeux (opposition), 27 contre et 3 abstentions. Le voeux est donc rejeté, ce qui était prévisible.

Le Parti Socialiste indigné demande des excuses publiques

Par un communiqué de presse (Voir ci-dessous et relayé par le Posteur Jujube93 ce jour [3] ) daté du 11 février, le Parti Socialiste, par les voix d'Helmut Bonnet, 1er secrétaire de section locale, et Jean-Paul Lefèbvre, Président du groupe PS au Conseil Municipal s'indignent des propos ainsi tenus. Ces deux responsables politiques, joints cet après-midi par téléphone confirment leur position commune.

Jean-Paul Lefèbvre ( également présent sur Le Post.fr ) tient à préciser que « (...) Tout se passait très bien, on échangeait des arguments, certains témoignages étaient mêmes émouvants. Puis d'un seul coup Monsieur Mazouz a pris la parole et a déclaré que nous [NDLR : le PS] étions disqualifiés sur ce sujet là puisque le PS soutient un état raciste (...) Le Maire a raté l'occasion d'une réaction appropriée qui aurait été immédiatement de réagir, soit de lui demander de s'excuser pour des propos totalement inadmissibles soit de s'excuser à sa place. Mais il s'est abstenu de le faire. (...) C'est très limite sur le plan légal, car il a clairement accusé le Parti Socialiste de soutenir un état soi-disant raciste. Et accuser l'état d'Israël de racisme est surprenant (...) Israël est déjà multiculturel. Mais dire que les socialistes soutiennent des racistes, oui c'est clairement de la diffamation. Je pense que l'on peut mettre cette histoire là sous le coup de la passion des débats. Le minimum que l'on puissse attendre ce sont des excuses publiques. Mais encore faudrait-il qu'elles viennent ces excuses publiques et que le Maire intervienne dans les plus brefs délais. On ne peut pas attendre le prochain Conseil Municipal du 24 mars »

De son coté, Helmut Bonnet considère que « (...) Les propos tenus sont absolument scandaleux. Nous les condamnons et nous attendons que Laurent Rivoire [NDLR : Le Maire] fasse un geste significatif pour montrer qu'il désapprouve les propos de son Adjoint. C'est de l'ordre de l'insulte qui est tout bonnement inacceptable, tant sur les propos tenus à l'égard de l'état d'Israël que ceux à l'égard du Parti Socialiste.(...) le Maire ne peut pas rester inactif par rapport à ce que son élu a pu dire. Je lui laisse tout le soin de prendre la décision qui s'imposera, mais en tout état de cause, le minimum serait que pour le moins qu' il oblige cet élu à s'excuser. C'est le minimum. Mais nous accepterions difficilement qu'il reste dans une sorte de silence qui en fait ressemblerait à une forme de banalisation de propos scandaleux. Nous lui laissons toute latitude pour agir et dire ce qu'il a à dire, ou dire ce qu'il faut dire en ce genre de circonstances, mais en tout cas, c'est un incident grave » ( Ici le PS de Noisy-le-Sec sur Le Post.fr )

Un ancien cadre de " SOS Racisme " condamne fermement mais s'inquiète surtout pour la jeunesse noiséenne

Nasser Ferradj (PS), Ancien Adjoint au Maire (sous la mandature d'Alda Pereira-Lemaitre) en charge de la citoyenneté, par ailleurs ancien Président Ile-de-France de l'association " SOS Racisme " (et également Posteur, mais sa bannière n'est pas mise à jour...) que nous avons rencontré ce soir, condamne fermement les propos tenus mais surtout insiste sur le dramatique impact sur le « vivre-ensemble » .

Car,  plus que les possibilités de poursuites pénales pour des propos qu'il qualifie de « clairement antisémites », rappelant à ce sujet une citation de Martin Luther King « L'antisionnisme est de l'antisémistisme par essence », l'ancien élu à la citoyenneté s'inquiète surtout de l'impact de tels propos dans une ville de près de 40'000 âmes qui, malgré les crises de ces dernières décénnies, a réussi sa mixité sociale et « a réussi a préserver son "vivre-ensemble" ». D'autant que l'ancien élu et militant souligne la notoriété de l'auteur des propos : « (...) C'est un rappeur très connu dans le milieu du hip-hop français (...) ».

Et Nasser Ferradj de poursuivre : « (...) Je pense que le minimum qu'il puisse faire c'est de s'excuser publiquement pour les propos qu'il a tenu. Qu'il s'excuse, et se mette maintenant au travail sur le fond des dossiers Jeunesse dont il a la charge. Mais là le silence depuis 48 heures est inquiétant sur la façon dont il va gêrer sa délégation. Maintenant, il faut que Laurent Rivoire apporte toutes les garanties à ce que l'esprit républicain soit  maintenu au Conseil Municipal. »

Mais surtout cet ancien élu résume bien la problématique posée par les propos : «Monsieur Mazouz  porte la responsabilité de fragiliser le " vivre ensemble " dans notre ville »

Le Maire de Noisy-le-Sec réagit immédiatement à notre appel

Sollicité par nos soins en soirée, Laurent Rivoire nous a immédiatement fait réponse.Dans un article récent nous nous posions la question de savoir si notre nouveau Maire ferait preuve de transparence et de réactivité. Pour le moins, il n'y a pas de reproche à ce niveau.

Laurent Rivoire tient tout d'abord a restituer les faits, à savoir l'intitulé-même du voeu et la notion de référendum local sur le vote des étrangers, sollicité par le groupe " Rouge et Verte, la gauche ensemble ", dont les tribunaux ont à ce jour donnés des suites défavorables sur des cas similaires présentés par devant la Justice. Il confirme là, la position exprimée en début de débats par Nicole Rivoire.

Par ailleurs, il souligne l'attitude de l'opposition municipale qui, tout en voulant initier et débattre sur un référendum local, ne démordait pas d'une position nationale (droit de vote des étrangers ou pas) qui n'est pas de la compétence d'une collectivité municipale. Selon lui, l'attitude de l'opposition pourrait avoir provoqué une pression sur les Conseillers Municipaux aux origines maghrébines.

Sans renier la teneur des propos de son adjoint mis en cause, le Maire tient à préciser que « (...) Monsieur Mazouz s'est excusé auprès de moi dans mon bureau dès la fin de séance et m'a déclaré regretter ses paroles (...) »

De même, sans chercher à masquer une expression pour le moins inadéquate, il nous rappelle quelques comportements d'élus antérieurs à sa mandature, comportements qui n'avaient alors pas suscité d'émotion particulière. Et de rappeler à cette occasion l'attitude surprenante de tel élu lors d'un hommage à Aurélie Fouquet, Policière Municipale abattue dans le Val-de-Marne ou les propos de tel autre sur "la police tue".

Quelles conclusions en tirer ?

Il apparait clairement que les propos de Monsieur Mazouz sont non seulement choquants mais peuvent également être passibles de poursuites. Si ces dernières ne m'incombent pas (Elles restent de seules prérogatives des personnes physiques ou morales visées par les propos de l'élu), je n'en condamne pas moins fermement les propos tenus qui ne peuvent qu'éxacerber des tensions inter-communautaires qui n'ont absolument pas lieu d'être dans notre ville qui, jusqu'à présent du moins, a réussi à préserver son tissu social malgré sa diversité. De surcroît en une période trouble sur le plan international. Même si les peuples en souffrance manifestent leurs colères par des mouvements révolutionnaires mais pacifistes, personne ne peut à ce jour prétendre quelles tournures prendront ces évènements. Il y a suffisamment de tensions internationales sans devoir se sentir obligé d'en créer localement où il n'y en a pas.

Les propos tenus sont blessants vis-à-vis de notre communauté israélite par ailleurs fort discrète et le moins que l'on puisse attendre de la part de cet élu indélicat est qu'il manifeste publiquement ses regrets à leur endroit. On peut critiquer une méthode de gouvernance sans sombrer dans les pièges trop faciles des amalgames et des préjugés. Cet incident étant déjà largement médiatisé, c'est toute la communauté Juive de France qui a ainsi été blessée dans son intimité. Elle mérite des excuses publiques de l'auteur.

[NDLR : Nous avons tenté de joindre le Rabin de la Synagogue noiséenne, mais nous n'avons pu obtenir de réponse en ce jour de chabbat (peut également s'écrire shabbat). Nous restons à sa disposition s'il souhaite communiquer sur cet incident.]

Bien que j'ai publiquement quitté le Parti Socialiste en raison des positions prises en interne lors des dernières élections municipales, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un parti politique légal, reconnu et représentant légitimement une frange importante de la population. L'élu Ahmed Mazouz a proféré des propos que ledit parti est en droit de considérer comme diffamatoires. A ce titre l'élu se doit de présenter des excuses publiques à ses collègues de l'oppostion, en particulier les élus socialistes. Nous sortons d'une mandature médiocre. Les Noiséennes et les Noiséens sont en droit d'attendre une période de sérénité sur le plan politique. On a le droit d'exprimer ses désaccords sur le fond, mais il est impératif de respecter ses adversaires.

Ma troisième réflexion porte sur la délégation-même de l'élu : La Jeunesse. C'est une délégation toute autant importante que celle des finances ! Car si la seconde conditionne l'avenir budgétaire de notre ville, la délégation Jeunesse prépare l'avenir de l'intégrité morale et intellectuelle de nos actuels jeunes Noiséens qui seront de futurs électeurs. Le Maire adjoint en charge de la Jeunesse a un devoir d'exemplarité pour guider cette jeunesse vers une vie d'adulte responsable. Monsieur Ahmed Mazouz se devrait de s'expliquer publiquement sur ces objectifs et les moyens qu'il entend mettre en oeuvre pour réussir la tâche que le Conseil Municipal lui a confiée.

Certes Monsieur Mazouz est un jeune élu. Il manque d'expérience dans un milieu politique où l'on paie cash la moindre faute. Peut-être a-t-il ressenti les débats de certains orateurs comme une forme d'agression psychique au regard de son parcours personnel. Mais il lui incombe désormais de se conduire en élu responsable. Un Hôtel-de-Ville n'est pas un studio d'enregistrement (bien que le Conseil Municipal soit enregistré).

Il m'apparait que les excuses publiques sollicitées par les élus socialistes soient fondées.

Monsieur le Maire m'a assuré qu'il prenait quelques jours de réflexion pour voir quelle réponse appropriée il entendait apporter à un incident que l'on ne peut pas qualifier de bénin sous peine de banaliser des principes qui ont, par le passé, montré les ignominies qu'elles pouvaient engendrer.

Aucun élu contacté n'a évoqué une démission de l'auteur auquel ils ne réclament que des excuses publiques parfaitement justifiées.

Je ne doute pas que Monsieur le Maire fera face à la responsabilité qui lui incombe en ce genre de circonstance, qu'il y apportera la réponse appropriée afin de garantir à notre assemblée délibérante municipale toutes les garanties du respect des règles républicaines.

Il s'agit là d'un dérapage intolérable que l'adjoint au maire devra méditer. Car s'il est à penser que sa jeunesse en politique lui permettra sans doute de bénéficier d'un bon recadrage par notre Maire, il est évident que toute récidive lui causerait sans doute quelques déboires judiciaires et l'auteur ne bénéficierait plus de la même mansuétude, surtout dans un département cosmopolite où la Justice répime sévèrement tout fait à connotation raciste ou xénophobe. De surcroit, son statut d'élu  serait alors un facteur agravant.

Que Monsieur Mazouz exprime publiquement et rapidement ses excuses et qu'enfin notre ville retrouve une certaine forme de sérénité.

Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 12 février 2011 - JENB Productions

Sources :

[1] Site officiel de la ville de Noisy-le-Sec, rubrique " démocratie ", sous-rubrique " ordre du jour du conseil municipal du 10 février 2011

[2] Pages personnelles d'Alda Pereira-Lemaitre sur Le Post.fr, article titré : «Profondément indignée, je condamne avec la plus grande fermeté les propos scandaleux tenus par l'adjoint au maire délégué à la jeunesse » publié le 12.02.11 à 17h07

[3] pages personnelles de Jujube93 sur Le Post.fr, article titré : « communiqué de presse du PS de Noisy-le-Sec : Condamnation sans nuance des propos tenus par l'adjoint à la Jeunesse à l'endroit de l'état d' Israël et du PS », publié le 12.02.11 à 10h2