Conso


Testé et pas approuvé : Fuyons les restos franchisés !



Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
Cet article n'engage que l'opinion de son auteur-consommateur


Voilà une petite aventure pas banale. Mais c'est du vrai, du vécu... C'est frais.

     2012 12 08 Mac Do Paris 19eme © JENB Productions (1b)


Pas plus tard que la semaine dernière, le lendemain de mon anniversaire (le 9 décembre), j'étais en mode "filleule". Petite sortie réservée en tête à tête avec Jana, ma petite filleule âgée de 5 ans. Au programme, spectacle Disney sur glace au Zénith de Paris. C'est elle qui a choisi. Jusque là, tout va bien. C'est après que cela devient folklorique. Pourtant, rien de bien extraordinaire, puisque mademoiselle se faisait juste une joie d' aller au Mac Do avec parrain. Çà tombe bien, il y a justement un " restaurant " de cette marque juste en face de la sortie. Exactement au 208 avenue Jean Jaurès à Paris XIXe.

Quand le clown ... ne fait plus rire les enfants

La façade n'est pas très large (Photo ci-dessous), mais la salle est toute en longueur, et les caisses sont situées en fond de salle.

     2012 12 08 Mac Do Paris 19eme © JENB Productions (5b)


Dès notre entrée dans les lieux, il n'y a pas grand monde et beaucoup de tables sont donc encore disponibles.

Je m'essaye à commander nos victuailles par les nouvelles bornes automatiques. Pas très concluant. Dans le principe, ces automates me gonflent par la déshumanisation qu'ils engendrent, mais en plus on perd du temps. Au bout de quelques minutes le robot me gave et je lui fais recracher ma carte bancaire. Miss Jana et moi-même prenons donc une file d'attente. Quatre clients (seulement !) sont devant nous, dont un couple de jeunes tourtereaux. Vu la " rapidité " du service, nous avons le temps d'engager la conversation. Lui s'étonne des prix auprès de sa moitié : « (...) tout a été augmenté de 5 centimes (...) » lui affirme-t-il entre deux bisous. Il n'a pas tord. Il est bien loin le temps où l'on sortait de ce type de fast-food le ventre repu pour trente francs. Maintenant, avec quinze euros, t'as encore la dalle en sortant.  Et moi, septique, de l'interroger sur l'efficacité des bornes automatiques. Il semble plus convaincu que je ne le suis « (...)  à condition de ne pas vouloir quelque chose de particulier comme un condiment en plus ou en moins (...) » précise-t-il. Bon, c'est vrai, je fais un peu dinosaure du haut de mes 47 balais et un jour, donc peut-être suis-je moins réceptif que les nouvelles générations à ces modes de consommation où l'humain s'estompe de plus en plus.

Le temps passe et voici arrivé notre tour.

Super ! Enfin j'arrive à passer ma commande dans un brouhaha d'équipiers qui tentent eux-même de se faire entendre des cuistots sous les sons stridents des alarmes en tous genres qui retentissent des machines. C'est donc les tympans éclatés par ses bips et sirènes intempestives (NDLA : 
L'inspection du travail autorise-t-elle un tel environnement auditif pour le personnel sans protection ?) que nous nous retrouvons, plateau dans les mains, à nous faufiler parmi les nombreux clients venus, entre temps, rallonger les files d'attente.

Un peu comme une mise en stack dans un espace aérien au dessus d'un aéroport.


Sauf que, vu la rapidité du service et l'affluence, plus aucune table n'est libre. Tout juste reste-t-il deux tabourets isolés. Même pas l'un à coté de l'autre. Je ne vais quand même pas laisser une gamine de 5 ans manger seule dans son coin ses Nugget's©.

Le problème est en réalité extrêmement simple : Ce type de fast-food est fréquenté par de nombreuses familles, dont celles arrivées après nous. Sauf que parmi ces dernières, quelques uns s'occupent de faire la queue pour commander pendant que le reste de la fratrie s'installe à une table avant d'être servi pour la réserver. Moralité, ceux arrivés avant n'ont plus de place.


Les nouveaux standards de Mac Do ?

Car contrairement à certaines professions qui ne sont astreints qu'à une " obligation de moyens " (médecins, avocats, par exemple) le commerçant a lui une " obligation de résultat ".

Considérant donc, à juste titre, avoir payé un plateau à consommer sur place, le prix étant différent d'une vente à emporter, je m'en vais donc voir le vigile pour lui exposer mon dilemme : Car à ce rythme là, avant qu'une place ne se libère, toute la bouffe sera froide donc inmangeable. Le pauvre homme, visiblement prestataire extérieur, semble parfaitement s'en taper. Grand indifférence. J'insiste. Il s'en fout royalement. La bouffe refroidit. Et la clientèle ne cesse d'arriver. Tu penses, on était 6000 au spectacle.

Donc, comme il vaut toujours mieux être servi par Dieu que par ses Saints, je demande à voir le gérant, qui finit par s’intéresser à moi parce que, foutage de gueule compris dans le menu, je commence à sérieusement hausser le ton tout en lui rappelant publiquement ses obligations commerciales. Et le voici donc qui daigne a essayer de nous trouver une place. Peine perdue, la situation a empiré depuis longtemps.


Alors que je m'attendais à ce qu'il libère une table "pré-occupée" abusivement, voilà que notre gérant carrure " rugbyman " m'invite à le suivre. Et là surprise ! Il ouvre une porte fermée par digicode, et nous invite à emprunter un escalier en colimasson aux relents d'urines particulièrement appétissantes : Est-ce la machine à laver au pied des escaliers ? Et nous voici arrivés, un étage plus haut, dans une petite pièce qui n'est autre que... la salle de repos des équipiers. Tout juste de quoi caser huit personnes coincés entre les toilettes du personnel et la télévision couleur. Avec un vigile rien que pour nous en prime. Inutile de dire que l'équipier qui se reposait à ce moment a plutôt été surpris de nous voir débarquer, d'autant que bien évidemment les tables n'étaient même pas nettoyées. Une vraie salle de détente en somme.

Et comme nous avons fait des émules, nous n'avons pas tardé à être rejoints par un jeune couple et leur petite fille qui devait avoir sensiblement le même âge que ma filleule. 

Inutile de dire qu'on a mangé à peine tiède. Mais dans tout çà, j'ai eu de la chance, puisque j'ai même pu regarder la fin du journal présenté par l'indéboulonable Claire Chazal... Place aux jeunes madame, soit dit en passant !

Ma question sera donc simple : Manger dans la salle des équipiers fait-il partie des standards de qualité de la marque  Macdonald ?

On peut douter en fait du respect de l'ensemble du process, de l'accueil au départ du client, sans même évoquer le fait que tout cela soit parfaitement contraire aux règlements sanitaires, de sécurité  et de la législation du travail.

Et la prochaine fois, on mange dans la cave ?

Le problème des franchisés

« Les franchisés sont des ambassadeurs de l'enseigne. »

Ne rigolez pas, c'est ce qui est écrit sur le site officiel de Mac Donald France !  

     2012 12 08 Mac Do Paris 19eme © JENB Productions (2b)



Le problème des franchisés est une nouvelle fois posé dans cette mésaventure dominicale. Déjà dans le secteur de Noisy-le-Sec, ce ne sont que des Mac Do " franchisés ". D'ailleurs, si cela n'a pas changé ces dernières années, c'était le même propriétaire pour au moins sept des fast-food de l'enseigne dans notre secteur. A chaque fois, vous pouvez être sûr qu'il y a toujours un problème : Soit il manque un produit, soit c'est servi froid,... Bref on n'y fout plus les pieds. 

Ce qui est curieux justement dans les restaurants dits " franchisés " c'est que le service y est toujours de bien moindre qualité que dans les " restaurants " dit " d' enseigne " de la même marque. Et pour cause ! Les franchisés doivent payer, sans doute cher, le droit d’utiliser le nom de la marque sensé leur apporter une clientèle rapidement amortissable par la notoriété de la marque en question, en  échange de quoi il doivent respecter les cahiers des charges, les process de qualité et les standards du groupe. 

Inutile de dire que dans ce type de commerce où le volume de la clientèle prime sur la fidélisation de celle-ci, le propriétaire n'a qu'un seul objectif : faire de l'argent ! Alors, la satisfaction des clients et du personnel, c'est très secondaire. On l'a une fois de plus constaté. Les médias ne sont faits l'écho régulièrement de conflits sociaux dans le Groupe.

Ce billet n'a pas d'autre valeur que celle du témoignage individuel à un moment donné. Mais il reflète une fois encore le mépris dont les grands groupes capitalistes font preuve à l'égard de leurs clients.

Une  prochaine fois, je vous évoquerai à nouveau le restaurant Hyppopotamus de la Porte des Lilas que nous avions testé favorablement le 18 juin 2011. Un an et demi plus tard, nous y sommes retournés. La critique sera bien moins flatteuse. Là encore, ... c'est un restaurant " franchisé ".

Il devient urgent que le législateur se penche sur la question de la signalétique et de l'information préalable au consommateur : Le client doit pouvoir savoir s'il entre dans un établissement " d'enseigne " ou " franchisé ". La qualité n'est pas la même bien souvent.

Et en l'espèce le terme-même de " franchise " est parfaitement inapproprié !

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 16 Décembre 2012 -
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