Alors que depuis avant-hier soir, tous les médias sont braqués sur Haïti dévasté ; Alors que nos Parlementaires ont respecté hier une longue minute de silence à la mémoire des victimes dont il est à craindre qu'elles soient nombreuses, les chaînes de télévisions nous passent en boucle le peu d'images disponibles tandis que les radios interrogent à la chaîne des spécialistes en tous genre.

Cette tragédie, vécue en quasi instantanné, nous interpelle forcément, et nul ne peut rester insensible à ce désastre, rappelant ces images déjà vues dans les mois, les années précédentes : Algérie, Turquie,..

Le tremblement de terre à cela de terrible : Sa soudaineté. Un phénomène brutal qui donne une impression différente de celle perçue quant on voit par exemple des innondations, même majeures.

Et puis le chaos. Ces images de dévastation. Qui rappellent ces images de guerre. Dévastation démeusurée car amplifiée de surcroit par la vétusté des batiments abritant des populations pauvres.

Seisme à Haïti - REUTER

Et enfin les victimes. Celles qui sont mortes ou qui vont mourir avant que les secours ne leur parviennent. Mais aussi tous ceux, qui bléssés, errent à retrouver leurs familles et à décompter les "portés disparus", terme pudique pour désigner un faux espoir, dans un spectacle de désolation. Même plus un hôpital pour se soigner, pas même un batiment pour s'abriter, se reposer quelques minutes, ceux encore debouts étant une menace permanente.

Des quatres coins du monde, l'aide internationale s'active immédiatement. Même si la présence d'une grosse délégation de l'ONU et la destruction de quelque ambassade ait sans doute été un facteur accélérateur.

Nous-mêmes Français avons envoyé plusieurs unités de la Sécurité Civile. Des professionnels. De très grands professionnels même ! Car si notre pays a bien des défauts dans son image internationnale, il faut aussi lui reconnaitre cette qualité : Nous avons des équipes de Sécurité Civile, au sens très large de la dénomination, particulièrement efficaces et d'une expertise mondialement reconnue. Ce n'est pas pour rien que notre Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris, notre Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille, l'unité de Sécurité Civile de Brignole soient internationnalement réputées, de surcroît dans le pays qui a inventé le concept du Samu.

Espérons seulement que cette aide internationale saura se coordonner sans rivalité dans le seul intérêt des victimes.

Les prochains jours donc, ne seront consacrés qu'à l'urgence. Que dis-je ? L'extrème urgence. Secours, soins, alimentation, eau potable,...

Et nous : Que peut-on faire ?

Forcément, dès maintenant, ces gens ont besoin de tout puisqu'ils n'ont plus rien. Alors, indubitablement, on se demande comment nous pouvons aider ces populations en plein désarroi.

Envoyer des vêtements, de la nourriture non périssable, des médicaments,...? Ou bien contribuer financièrement en offrant un petit pécule aux nombres ONG qui déjà ouvrent des comptes bancaires spécifiques ?

Je me souviens de l'immense générosité qui s'était manifesté lors du tsunami de 2006. Je me souviens aussi des polémiques quelques mois plus tard lorsque les médias nous avaient appris que tout l'argent ainsi récolté n'avait pas forcément été utilisé pour les populations concernées.

Rôle de la communauté Haïtienne en France

Ils sont quelques 50.000 ressortissants haïtiens vivant en France et représentés par leur tissu associatif. Peut-être est-ce vers ces associations qu'il faudrait se tourner pour connaitre leurs besoins aujourd'hui, mais surtout demain. Ils ont des contacts locaux, ont l'habitude de l'acheminement, puisque, comme de nombreux immigrés, une part de leurs revenus en France est "envoyée au pays". Il disposent donc d'un réseau de proximité, même s'il est à craindre qu'une partie de leurs correspondants aient péri dans le sinistre.

Rôle des collectivités territoriales

Il est à supposer qu'à Noisy-le-Sec, comme dans de nombreuses villes de France, des collectes financières soient organisées. Peut-être certains Conseils Municipaux débloqueront-ils des enveloppes budgétaires. De même dans les instances départementales et régionales.

Et c'est sans doute sur elles qu'il faudra s'appuyer dans la phase de reconstruction. Car si l'on veut inciter aux dons, il faudra rassurer les donateurs quant à l'utilisation de cette manne financière.

Pourquoi ne pas envisager que telle collectivité s'engage à la construction d'une école, telle autre pour la construction d'un dispensaire médical...

Quel rôle peut jouer Le Post.fr ?

Car derrière de nombreux pseudos, se cachent des responsables associatifs, des élus locaux, des personnalités politiques, des journalistes et des médias institutionnels,...

La notoriété aujourd'hui de cette plateforme a montré par le passé sa capacité de rassemblement solidaire

A cet effet, et afin de mieux nous coordonner entre nous posteuses et posteurs, nous créons un nouveau groupe au sein duquel bien sûr vous êtes largement invités et à y apporter vos infos, vos idées, vos suggestions.

Pour relayer les attentes des Haïtiens, pour médiatiser les initiatives locales, dans vos assos, dans votre commune, votre département...

Solidairement,

Bien à vous tous,

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 14 janvier 2010 - JENB PRODUCTIONS

PS : Si ce post est repéré par la rédaction du Post, je laisse le soin à leurs journalistes d'y ajouter les infos et les liens qui leur apparaitront comme les plus significatives et les plus utiles.